L’art du dialogue

J’ai le plaisir d’écrire des blogues dans deux langues. je me suis dit, “Pourquoi se répéter, faisons deux blogues parallèles qui touchent à des sujets différents.” Des questions de technique, peut-être… comme l’art du dialogue.

Je suis un fanatique du dialogue, peut-être trop. Mon éditeur m’a dit, à propos de mon prochain roman qui sortira au printemps 2014, “Ne laisse pas tout dans la bouche des personnages. Faut que tu prennes position, toi, en tant qu’auteur.” A-t-il raison?  Je vous explique mon amour du dialogue.

Les gens se révèlent par leurs mots. Écoutez ceux et celles autour de vous; c’est étonnant tout ce qu’on pourra apprendre sur quelqu’un par la parole. Le dialogue, alors, c’est ma façon de communiquer rapidement, et sans description, le maximum d’info sur mes personnages. En même temps, je dépeins la relation entre les personnages. Imaginez un dialogue entre un homme et une femme. Ils ne sont pas d’accord sur une question importante. Quels sont les jeux de pouvoir révélés par leur choix des mots?

Le dialogue, c’est ma façon d’intégrer une diversité de voix dans mes livres. Je veux entendre beaucoup de voix; je veux sortir du prisme d’un seul personnage. C’est ma nature, et le dialogue me le permet.

Dans l’écriture, le dialogue se repose sur un paradoxe. Il faut qu’il soit “dicible” — qu’une personnage puisse le dire dans son contexte. Mais on ne veut pas le blah-blah-blah de la vie quotidienne. Quelques 9

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One thought on “L’art du dialogue

  1. Je me demande aussi si le dialogue n’est pas plus intimement lié au besoin de démontrer plutôt que de décrire (show, not tell) qui est plus lié à la tradition littéraire anglo-américaine qu’à l’écriture européenne.

    Comme lectrice, lorsque je passe d’une langue à l’autre, cette différence est me frappe.
    J’avoue un penchant pour la tradition moins descriptive: celle qui nous permet de voir les personnages agir, réagir et aussi, tout simplement être.

    Les moment d’introspection dans un récit sont précieux. Surutilisés, ils deviennent lassants.
    Le dialogue a un effet presque cinématographique: nous “voyons” les personnages interagir.

    Si l’écriture est d’abord et avant tout une oeuvre partagée entre l’écrivain et son lecteur, alors peut-être le premier doit-il tenir compte des limites de l’approche introspective/descriptive.

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